Mandat ad hoc, conciliation, sauvegarde, redressement  ou liquidation: quelle procédure pour quelle situation

Le choix entre les procédures ne dépend pas de la gravité ressentie des difficultés, mais d'une date : celle de la cessation des paiements. Elle détermine à la fois les options ouvertes et le temps disponible.
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18 septembre 2026

Tout se joue sur la cessation des paiements

La cessation des paiements est l’impossibilité de faire face au passif exigible avec l’actif disponible. Tant qu’elle n’est pas caractérisée, l’éventail reste large et le dirigeant garde la main. Une fois franchie, le calendrier s’impose à lui.

Avant : deux procédures confidentielles

Le mandat ad hoc et la conciliation permettent de renégocier dettes, échéances et concours bancaires sous l’autorité d’un mandataire désigné par le président du tribunal, sans publicité. La sauvegarde, elle, est publique mais suppose encore l’absence de cessation des paiements. Cette confidentialité est l’argument le plus souvent ignoré, alors qu’elle préserve le crédit fournisseurs.

Après : quarante-cinq jours pour déclarer

Le même délai court pour ouvrir une liquidation judiciaire si le redressement de l’entreprise est manifestement impossible.

Le rôle de l’expert-comptable

C’est lui qui voit venir le franchissement du seuil, dans la trésorerie et les retards de paiement. Un signalement à ce moment-là ouvre encore les procédures amiables ; quelques mois plus tard, souvent plus.